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Colloque Franco-allemand de Lyon

Le 7 octobre 2011, s'est tenu à l'IEP de Lyon, un colloque franco-allemand sur le thème:

 

Visions comparées de l'euro

 

Les videos de ce colloque sont disponibles sur

 


www.cercledu29mai2005.eu

 

 

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Eclats Républicains

Si vous le souhaitez, vous pouvez recevoir le livre "Eclats Républicains" de Simon Archipenko, Président de Voltaire République. Le  livre est paru en septembre 2007. La réception est gratuite. Si vous souhaitez contribuer à l'effort envoyez un don au siège de l'Association . Voltaire République - 73, cours Richard Vitton 69003 LYON. Pour recevoir le livre envoyez un courriel à: voltaire.republique@laposte.net

Présentation

Citoyen !

VOLTAIRE REPUBLIQUE  est un mouvement qui veut défendre et promouvoir les idées républicaines issues du siècle des Lumières et dont l’un des principaux penseurs fût Voltaire. En qualité de mouvement laïque et républicain, l’association se fait un devoir de répandre sa pensée dans toutes les sphères de la vie politique, économique et sociale de la France et dans une Europe débarrassée de son idéologie libérale dont les citoyens français ont rejeté les bases lors du scrutin du 29 mai 2005. L’association ne s’interdit aucune action et aucun prosélytisme dans le monde.

VOLTAIRE REPUBLIQUE  est fondée par des républicains engagés dans la vie de la Cité, venus d’horizons divers, patriotes qui veulent pour la France une république digne de son histoire et de celle qu’ils veulent léguer aux générations futures.
Article II des statuts de l’association   
VOLTAIRE REPUBLIQUE  est une association où, seul le nom de Citoyen compte. Elle rejette toute idée de communautarisme, sous quelque forme que ce soit.
Tous les adhérents, sans distinction y sont honorés pour leur travail voué au bien public, et tourné vers la République.
Voltaire république ne se revendique pas en parti politique; elle est politique. A ce titre ses adhérents sont libres d’appartenir ou de ne pas appartenir à un parti . Aussi, elle accueille en son sein les citoyens venus de tous horizons démocratiques et républicains, sans exclusive d’appartenance.
L’association n’importe pas en son sein les clivages et les pratiques qui y sont attachés. Le citoyen qui n’accepte pas ces principes fondateurs de Voltaire République et des Jeunes Voltairiens n’ont pas leur place au sein de l’association.
Voltaire République est engagée dans la vie de la Cité.  Elle invite les citoyens à en être les acteurs dans les associations, les organisations syndicales étudiantes, de salariés, patronales, artisanales et familiales.
Voltaire République et les Jeunes Voltairiens sont organisés dans leur ville, leur département, leur facultés, leurs entreprises et, sur le plan national.

Salut et fraternité

Voltaire République et les Jeunes Voltairiens


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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 10:55

Cette chanson de Bob Dylan est une évocation de la situation dans une région minière du Nord est américain, en voie de désindustrialisation.

 

Come gather 'round friends
And I'll tell you a tale
Of when the red iron pits ran empty
But the cardboard filled windows
And old men on the benches
Tell you now that the whole town is empty.

In the north end of town
My own children are grown
But I was raised on the other
In the wee hours of youth
May mother took sick
And I was brought up by my brother.

The iron ore it poured
As the years passed the door
The drag lines an' the shovels they was a-hummin'
'Til one day my brother
Failed to come home
The same as my father before him.
Well a long winter's wait
From the window I watched
My friends they couldn't have been kinder
And my schooling was cut
As I quit in the spring
To marry John Thomas, a miner.

Oh the years passed again
And the givin' was good
With the lunch bucket filled every season
What with three babies born
The work was cut down
To a half a day's shift with no reason.
Then the shaft was soon shut
And more work was cut
And the fire in the air, it felt frozen
'Til a man come to speak
And he said in one week
That number eleven was closin'.



They say in the East
They're payin' too high
They say that your ore ain't worth diggin'
That it's much cheaper down
In the South American towns
Where the miners work almost for nothin'.

So the mining gates locked
And the red iron rotted
And the room smelled heavy from drinkin'
Where the sad silent song
Made the hour twice as long
As I waited for the sun to go sinking.

I lived by the window
As he talked to himself
The silence of tongues it was building
Then one morning's wake
The bed it was bare
And I's left alone with three children.

The summer is gone
The ground's turning cold
The stores one by one they're a-foldin'
My children will go
As soon they grow
For there ain't nothin' here now to hold them.

Venez autour de moi, les amis,
Je vais vous raconter une histoire
Du temps où les mines de fer regorgaient de minerai.
Mais voyez les fenêtres murées de cartons
Et les vieux assis sur les bancs,
Tout vous dit que la ville est entièrement déserte maintenant.
Mes enfants vivent
Dans la partie nord de la ville,
Mais moi, j'ai grandi dans la partie sud.
Dès les premières heures de mon enfance,
Ma mère est tombée malade
Et c'est mon frère qui m'a élevée.
Le minerai de fer coulait à flots
Et les années défilaient devant ma porte,
Et les excavatrices et les pelles mécaniques vrombissaient.
Jusqu'à ce qu'un beau jour mon frère
Ne revienne pas de la mine,
Comme mon père avant lui.
Pendant un long hiver d'attente,
j'ai regardé à ma fenêtre.
Mes amis n'auraient pu se montrer plus gentils.
Et j'ai arrêté l'école
Quand, au printemps, je suis partie
Pour épouser John Thomas, un mineur.
Ah, les années ont passé encore
Et la paie était bonne :
L'armoire à provisions était remplie en toute saison.
Mais voilà qu'avec trois enfants nés,
Le travail a été diminué
De moitié, sans aucune raison.
Alors bientôt le puits a fermé
Et le travail a été encore réduit,
Et le feu qui s'élevait dans l'air paraissait glacé.
Enfin un homme est venu
Pour dire que dans une semaine
Le numéro onze allait fermer.
Ils se plaignaient dans l'Est
De payer trop cher.
Ils disent que l'extraction de ton minerai n'est pas rentable.
Que c'est meilleur marché
Dans les villes d'Amérique du Sud
Où les mineurs travaillent pour presque rien.
Alors les portes de la mine fermèrent
Et le minerai de fer rouge pourrit
Et la pièce sentait fort la boisson.
Où la triste et silencieuse chanson
Faisait paraître le temps deux fois plus long
Tandis que j'attendais que le soleil plonge à l'horizon.
Je me tenais à la fenêtre
Pendant que lui parlait tout seul,
Le silence nouant nos langues ne faisait que croître.
Puis un matin au lever,
Je trouvai le lit vide,
Et je restai seule avec trois enfants.
L'été est fini,
La terre commence à refroidir,
L'un après l'autre les magasins ferment.
Dès qu'ils seront grands
Mes enfants partiront.
Car il n'y a plus rien ici pour les retenir.

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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 10:46

Comment ne pas évoquer dans cet été de la poésie celui qui nous inspire dans la lignée des Lumières, le le philosophe Voltaire.

 

À Madame du Châtelet-Voltaire

 

« Si vous voulez que j'aime encore,

Rendez-moi l'âge des amours ;

Au crépuscule de mes jours

Rejoignez, s'il se peut, l'aurore

 

Des beaux lieux ou le dieu du vin

Avec l'Amour tient son empire,

Le Temps, qui me prend par la main,

M'avertit que je me retire.

 

De son inflexible rigueur

Tirons au moins quelque avantage.

Qui n'a pas l'esprit de son âge,

De son âge à tout le malheur.

 

Laissons à la belle jeunesse

Ses folâtres emportements.

Nous ne vivons que de deux moments :

Qu'il en soit un pour la sagesse.

 

Quoi ! Pour toujours vous me fuyez,

Tendresse, illusion, folie,

Don du ciel, qui me consoliez

Des amertumes de la vie !

 

On meurt deux fois, je le vois bien :

Cesser d'aimer et d'être aimable,

C'est une mort insupportable ;

Cesser de vivre, ce n'est rien. »

 

Ainsi je déplorais la perte

Des erreurs de mes premiers ans ;

Et mon âme, aux désirs ouverte,

Regrettait ses égarements.

 

Du ciel alors déniant descendre,

L'Amitié vint à mon secours ;

Elle était peut-être aussi tendre,

Mais moins vite que les Amours.

 

Touché de sa beauté nouvelle,

Et de sa lumière éclairé,

Je la suivis ; mais je pleurais

De ne pouvoir plus suivre qu’elle.

 

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 10:45

A l'heure où la guerre de cent ans a pris fin, Louis XI fixe le ciment de la France. Les poètes, dont  Rutebeuf, Villon fixent quant à eux la langue. Il faudra presque 100 ans supplémentaires pour, qu'à Villers-Cotterêts, du 10 au 15 août 1539 soit fixées les règles de la sécularisation gallicane.
Voltaire République est porteuse de cette lignée qui, de Bouvines à la Libération a forgé la France.


Nul besoin de s'étendre ; laissons le poète nous transporter.


Booz endormi  - Victor Hugo


Booz s'était couché de fatigue accablé ;

Il avait tout le jour travaillé dans son aire ;

Puis avait fait son lit à sa place ordinaire ;

Booz dormait auprès des boisseaux pleins de blé.

 

Ce vieillard possédait des champs de blés et d'orge ;

Il était, quoique riche, à la justice enclin ;

Il n'avait pas de fange en l'eau de son moulin ;

Il n'avait pas d'enfer dans le feu de sa forge.

 

Sa barbe était d'argent comme un ruisseau d'avril.

Sa gerbe n'était point avare ni haineuse ;

Quand il voyait passer quelque pauvre glaneuse :

- Laissez tomber exprès des épis, disait-il.

 

Cet homme marchait pur loin des sentiers obliques,

Vêtu de probité candide et de lin blanc ;

Et, toujours du côté des pauvres ruisselant,

Ses sacs de grains semblaient des fontaines publiques.

 

Booz était bon maître et fidèle parent ;

Il était généreux, quoiqu'il fût économe ;

Les femmes regardaient Booz plus qu'un jeune homme,

Car le jeune homme est beau, mais le vieillard est grand.

 

Le vieillard, qui revient vers la source première,

Entre aux jours éternels et sort des jours changeants ;

Et l'on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens,

Mais dans l'oeil du vieillard on voit de la lumière.

 

Donc, Booz dans la nuit dormait parmi les siens ;

Près des meules, qu'on eût prises pour des décombres,

Les moissonneurs couchés faisaient des groupes sombres ;

Et ceci se passait dans des temps très anciens.

 

Les tribus d'Israël avaient pour chef un juge ;

La terre, où l'homme errait sous la tente, inquiet

Des empreintes de pieds de géants qu'il voyait,

Etait mouillée encore et molle du déluge.

 

Comme dormait Jacob, comme dormait Judith,

Booz, les yeux fermés, gisait sous la feuillée ;

Or, la porte du ciel s'étant entre-bâillée

Au-dessus de sa tête, un songe en descendit.

 

Et ce songe était tel, que Booz vit un chêne

Qui, sorti de son ventre, allait jusqu'au ciel bleu ;

Une race y montait comme une longue chaîne ;

Un roi chantait en bas, en haut mourait un dieu.

 

Et Booz murmurait avec la voix de l'âme :

" Comment se pourrait-il que de moi ceci vînt ?

Le chiffre de mes ans a passé quatre-vingt,

Et je n'ai pas de fils, et je n'ai plus de femme.

 

" Voilà longtemps que celle avec qui j'ai dormi,

O Seigneur ! a quitté ma couche pour la vôtre ;

Et nous sommes encor tout mêlés l'un à l'autre,

Elle à demi vivante et moi mort à demi.

 

" Une race naîtrait de moi ! Comment le croire ?

Comment se pourrait-il que j'eusse des enfants ?

Quand on est jeune, on a des matins triomphants ;

Le jour sort de la nuit comme d'une victoire ;

 

Mais vieux, on tremble ainsi qu'à l'hiver le bouleau ;

Je suis veuf, je suis seul, et sur moi le soir tombe,

Et je courbe, ô mon Dieu ! mon âme vers la tombe,

Comme un boeuf ayant soif penche son front vers l'eau. "

 

Ainsi parlait Booz dans le rêve et l'extase,

Tournant vers Dieu ses yeux par le sommeil noyés ;

Le cèdre ne sent pas une rose à sa base,

Et lui ne sentait pas une femme à ses pieds.

 

Pendant qu'il sommeillait, Ruth, une moabite,

S'était couchée aux pieds de Booz, le sein nu,

Espérant on ne sait quel rayon inconnu,

Quand viendrait du réveil la lumière subite.

 

Booz ne savait point qu'une femme était là,

Et Ruth ne savait point ce que Dieu voulait d'elle.

Un frais parfum sortait des touffes d'asphodèle ;

Les souffles de la nuit flottaient sur Galgala.

 

L'ombre était nuptiale, auguste et solennelle ;

Les anges y volaient sans doute obscurément,

Car on voyait passer dans la nuit, par moment,

Quelque chose de bleu qui paraissait une aile.

 

La respiration de Booz qui dormait

Se mêlait au bruit sourd des ruisseaux sur la mousse.

On était dans le mois où la nature est douce,

Les collines ayant des lys sur leur sommet.

 

Ruth songeait et Booz dormait ; l'herbe était noire ;

Les grelots des troupeaux palpitaient vaguement ;

Une immense bonté tombait du firmament ;

C'était l'heure tranquille où les lions vont boire.

 

Tout reposait dans Ur et dans Jérimadeth ;

Les astres émaillaient le ciel profond et sombre ;

Le croissant fin et clair parmi ces fleurs de l'ombre

Brillait à l'occident, et Ruth se demandait,

 

Immobile, ouvrant l'oeil à moitié sous ses voiles,

Quel dieu, quel moissonneur de l'éternel été,

Avait, en s'en allant, négligemment jeté

Cette faucille d'or dans le champ des étoiles.

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 10:36

We Shall Overcome (« Nous triompherons ») est une chanson tirée d'un chant religieux chrétien, un gospel de Charles Albert Tindley (en), qui fut chantée comme hymne lors des marches du Mouvement des droits civiques aux États-Unis. We Shall Overcome a notamment été enregistré par Pete Seeger, Joan Baez, Frank Hamilton, Joe Glazer, Bruce Springsteen, Peter, Paul and Mary ainsi que les Mountain Men.



We shall overcome
We shall overcome
We shall overcome some day

CHORUS:

    Oh, deep in my heart
    I do believe
    We shall overcome some day


We'll walk hand in hand
We'll walk hand in hand
We'll walk hand in hand some day

CHORUS
 
We shall all be free
We shall all be free
We shall all be free some day

CHORUS

We are not afraid
We are not afraid
We are not afraid some day

CHORUS

We are not alone
We are not alone
We are not alone some day

CHORUS

The whole wide world around
The whole wide world around
The whole wide world around some day

CHORUS

We shall overcome
We shall overcome
We shall overcome some day

CHORUS

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 10:14

Nous ne pouvons pas ne pas évoquer en cette fin de mois quelques lectures que nous conseillons pour cet été.

 

Nous avons choisi une sélection de livres en toute partialité et tout à fait sans objectivité!

 

 

Oeuvres complètes - Maupassant  dans la collection Bouquins .

Aurélien - Aragon - Gallimard .

Nouvelle histoire de Vichy - Michèle Cointet.

A mort la gueuse . Comment Pétain liquida la République - Gérard Boulanger.

La France des Lumières - Daniel Roche.

Anagrammes renversantes ou le sens caché du monde - Etienne Klein.

 Zemmour, reviens! ils sont trcop c.. - Simon Archipenko.

La fin de l'euro. France Allemagne, visions comparées de l'organisation monétaire en Europe - Ouvrage collectif .

Alias Caracalla - Daniel Cordier.

 Le coeur pressé - poèmes - Thierry Kakouridis.

 Rêverie de gauche - Régis Debray.

Oeuvres complètes - Nicolas Gogol.

 

ETC.

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 10:12

El pueblo unido jamás será vencido (« Le peuple uni ne sera jamais vaincu ») est une chanson chilienne écrite par le groupe Quilapayún et composée par le musicien Sergio Ortega. Elle a été enregistrée pour la première fois par Quilapayún en juillet 1973.

Au fil du temps cette chanson est devenue un symbole d'unité et de solidarité populaire pour des citoyens opprimés de tous pays luttant pour la liberté et l'égalité, dépassant son rapport direct avec le Chili. Elle a été traduite en plusieurs langues. En Iran, l'air a été repris par les militants de la révolution islamique dans un chant nommé Barpakhiz. De même le groupe punk Sham 69 a composé une chanson qui s'en inspire (et qui reprend le même air) intitulée If the kids are united, alors que le groupe Mano Negra a enregistré une chanson du même nom sur son album Casa Babylon.


    El pueblo unido jamás será vencido,
    ¡el pueblo unido jamás será vencido!

    De pie, cantar, que vamos a triunfar.
    Avanzan ya banderas de unidad,
    y tú vendrás marchando junto a mí
    y así verás tu canto y tu bandera florecer.
    La luz de un rojo amanecer
    anuncia ya la vida que vendrá.

    De pie, luchar,
    el pueblo va a triunfar.
    Será mejor la vida que vendrá
    a conquistar nuestra felicidad,
    y en un clamor mil voces de combate
    se alzarán, dirán,
    canción de libertad,
    con decisión la patria vencerá.

    Y ahora el pueblo que se alza en la lucha
    con voz de gigante gritando: ¡Adelante!
    El pueblo unido jamás será vencido,
    ¡el pueblo unido jamás será vencido!

    La patria está forjando la unidad.
    De norte a sur se movilizará,
    desde el Salar ardiente y mineral
    al Bosque Austral,
    unidos en la lucha y el trabajo irán
    la patria cubrirán.
    Su paso ya anuncia el porvenir.

    De pie, cantar, el pueblo va a triunfar
    millones ya imponen la verdad.
    De acero son ardiente batallón.
    Sus manos van llevando la justicia
    y la razón, mujer,
    con fuego y con valor,
    ya estás aquí junto al trabajador.

    Y ahora el pueblo que se alza en la lucha
    con voz de gigante gritando: ¡Adelante!
    El pueblo unido jamás será vencido,
    ¡El pueblo unido jamás será vencido!

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 10:09

Il pleut, il pleut, bergère1 est une chanson française tirée de l'opérette Laure et Pétrarque écrite en 1780 par Fabre d'Églantine. La musique est du messin Louis-Victor Simon.

La bergère à laquelle la chanson fait référence est en fait la reine Marie-Antoinette d'Autriche. Elle aimait à jouer les bergères au hameau de la Reine dans le parc du château de Versailles. L'orage pourrait être une allusion aux troubles qui conduisirent à la Révolution française. La petite histoire veut qu'elle ait été chantée lors de la création de la garde nationale, au lendemain de la prise de la Bastille, et que son auteur l'ait fredonnée quelques années plus tard en montant à l'échafaud.

Elle s'est d'abord fait connaître sous le titre Le Retour aux champs avant de s'imposer sous son titre actuel vers 1787. Cependant, elle est encore connue de certains sous le nom de L'Orage.

Il pleut, il pleut bergère
Presse tes blancs moutons
Allons sous ma chaumière
Bergère vite allons
J'entends sous le feuillage
L'eau qui tombe à grand bruit
Voici, venir l'orage,
voici l'éclair qui luit

Entends tu le tonnerre ?
Il roule en approchant
Prends un abri bergère,
à ma droite en marchant
Je vois notre cabane
Et tiens voici venir
Ma mère et ma soeur Anne
qui vont l'étable ouvrir

Bonsoir, bonsoir ma mère
Ma soeur Anne bonsoir
J'amène ma bergère
Près de nous pour ce soir
Va te sécher, ma mie
Auprès de nos tisons
Soeur, fais lui compagnie
Entrez petits moutons

Soignons bien, oh ma mère,
Son tant joli troupeau
Donnez plus de litière
A son petit agneau
C'est fait allons près d'elle
Eh bien donc te voilà
En corset qu'elle est belle
Ma mère voyez la

Soupons, prends cette chaise
Tu seras près de moi
Ce flambeau de mélèze
Brûlera devant toi
Goûte de ce laitage
Mais tu ne manges pas ?
Tu te sens de l'orage,
Il a lassé tes pas

Eh bien voilà ta couche,
Dors-y bien jusqu'au jour,
Laisse moi sur ta bouche
Prendre un baiser d'amour
Ne rougis pas bergère,
Ma mère et moi demain,
Nous irons chez ton père
Lui demander ta main

Philippe Fabre d'Eglantine (1750-1794)

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 10:04

La révolution d'Octobre et l'instauration du communisme a produit une culture révolutionnaire dont on ne peut oublier l'importance prise au cours du XXè siècle.

 

La Varsovienne

En rangs serrés l’ennemi nous attaque
Autour de notre drapeau groupons-nous.
Que nous importe la mort menaçante
Pour notre cause soyons prêts à souffrir
Mais le genre humain courbé sous la honte
Ne doit avoir qu’un seul étendard,
Un seul mot d’ordre Travail et Justice,
Fraternité de tous les ouvriers.

REFRAIN
O frères, aux armes, pour notre lutte,
Pour la victoire de tous les travailleurs.

Les profiteurs vautrés dans la richesse
Privent de pain l’ouvrier affamé.
Ceux qui sont morts pour nos grandes idées
N’ont pas en vain combattu et péri.
Contre les richards et les ploutocrates.
Contre les rois, contre les trônes pourris,
Nous lancerons la vengeance puissante
Et nous serons à tout jamais victorieux.

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 07:44

Dans la série de l'été, nous publions un poème dédié à Benoît Malon, théoricien du socialisme intégral et "père spirituel" de Jean Jaurès. Aujourd'hui, figure oubliée de nos contemporains.

 

LA MORT D'UN GLOBE


Aux mers d'azur où nagent les étoiles,
Notre oeil de chair se noie en se plongeant,
Mais l'infini parfois lève ses voiles
Pour notre esprit, cet oeil intelligent.
Peuples du ciel, les astres ont une âme,
Leur tourbillon peut jouir ou souffrir,
L'amour unit tous ces frères de flamme :
Pleurez, soleils, un globe va mourir !

Il pivotait dans son noble équilibre,
Pour que jamais on n'y connût la faim.
L'homme groupé pouvait, heureux et libre,
Tirer de lui des récoltes sans fin.
Mais ses erreurs ont causé ses désastres,
Sous la contrainte il s'est laissé pourrir,
De son typhus il gangrène les astres,
Pleurez, soleils, un globe va mourir !

Fleuve de sang, la guerre s'y promène,
L'Idée y porte un bâillon outrageant,
L'anthropophage y vit de chair humaine,
De chair humaine y vit l'homme d'argent.
C'est le bourreau qui, dans ses mains infâmes,
Porte ce globe et qui semble l'offrir
Au Dieu vengeur, au dieu bourreau des âmes,
Pleurez, soleils, un globe va mourir !

Pourtant le code est écrit dans nos veines ;
L'attrait conduit les esprits et les corps.
Du grand concert des volontés humaines
Les passions sont les divins accords.
Non, le poids ment ! l'âme à tort se dilate,
En amputant la hache croit guérir :
De Prométhée on fait un cul-de-jatte !
Pleurez, soleils, un globe va mourir !

On entendra comme un sanglot qui navre,
Dernier soupir du condamné géant,
L'Éternité prendra ce grand cadavre
Pour l'enfouir aux fosses du néant.
Les univers, au sein des nuits profondes,
Cherchant ses os les pourront découvrir
Au champ de lait, cimetière des mondes.
Pleurez, soleils, un globe va mourir !

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 07:49

Au moment où il est temps de restaurer sa force de travail, nous publierons ou republierons des textes qui ont marqué l'histoire de  France, l'Histoire de la République.

Aucune chronologie, vacances obligent!b Bien entendu, nous resterons vigilants quoiqu'il arrive; le changement de gouvernement ne nous fera pas baisser la garde sur les problèmes essentiels pour notre pays: Europe, crise, problèmes économiques et sociaux.

 

***

 


 

Les canuts.

 

Pour chanter Veni Creator
Il faut avoir chasuble d’or. (bis)
Nous en tissons pour vous gens de l’église,
Mais nous pauvres canuts, n’avons point de chemises.

Refrain
C’est nous les Canuts
Nous allons tout nus.(bis)

Pour gouverner, il faut avoir
Manteau et ruban en sautoir. (bis)
Nous en tissons pour vous grands de la terre,
Mais nous pauvres canuts, sans draps on nous enterre.
Refrain
Mais notre règne arrivera
Quand votre règne finira. (bis)
Nous tisserons alors le linceul du vieux monde,
Car on entend déjà la révolte qui gronde.

C’est nous les Canuts
Nous n’iront plus nus.(bis)

 

Chanson en hommage aux ouvriers tisserands lyonnais qui s’étaient révoltés en 1831.

 

 

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