Eclats Républicains

Si vous le souhaitez, vous pouvez recevoir le livre "Eclats Républicains" de Simon Archipenko, Président de Voltaire République. Le  livre est paru en septembre 2007. La réception est gratuite. Si vous souhaitez contribuer à l'effort envoyez un don au siège de l'Association . Voltaire République - 73, cours Richard Vitton 69003 LYON. Pour recevoir le livre envoyez un courriel à: voltaire.republique@laposte.net

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Notre Histoire

Jeudi 15 octobre 2009
Un blogueur ami nous signalait hier, à juste raison, une erreur quant à l'initiative menée pour attribuer le nom de Maximilien Robespierre à une rue de Paris.

Voici donc la correction que cela mérite et le mot que j'ai adressé adressé à Georges Sarre.

*


Georges SARRE et Michel CHARZAT, avec le soutien des groupes MRC et apparentés, Communiste et élus du Parti de Gauche, et de quelques élus socialistes et verts, ont proposé au Conseil de Paris de donner le nom de Robespierre à une rue de la capitale. Une courte majorité UMP-PS a rejeté cette initiative, après une intervention d'une rare mauvaise foi et d'une rare violence de M. BOURNAZEL pour l'U.M.P.. Le Maire de Paris avait demandé un avis défavorable de l'exécutif. Le Président du groupe socialiste avait toutefois laissé une liberté de vote à son groupe.



Intervention de Georges SARRE

"Chers collègues,

Clemenceau avait l’habitude de dire « la Révolution forme un bloc ». Oui, toutes ces femmes et ces hommes méritent d’être respectés et honorés.

J’ai observé qu’aucune rue de Paris ne porte le nom de Robespierre. Ce n’est pas un oubli. C’est un choix. Mais pourquoi ?

Qui est Robespierre ? La caricature du bourreau sanguinaire à laquelle seuls les piètres connaisseurs de la Révolution peuvent encore croire ?

Non ! Robespierre, c’est d’abord un révolutionnaire pétri des idéaux de la philosophie des Lumières.

Robespierre, c’est un député du Tiers Etat, qui se bat pour le suffrage universel, le droit de vote des juifs et des gens de couleur, l’abolition de l’esclavage !

Robespierre, c’est l’un des principaux rédacteurs de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen !

Alors que lui reproche-t-on ? D’avoir agi face à la contre-révolution, d’avoir encouragé l’insurrection populaire ?

D’avoir soutenu des mesures d’exception quand la République était menacée, en particulier par le soulèvement de Vendée ou de Lyon ?

Je n’ai pas le temps d’aller plus loin, chers collègues. Mais de grâce, ne m’opposez pas les poncifs qui circulent : il est établi désormais que Robespierre n’était pas le dictateur qu’on caricature pour mieux jeter l’opprobre sur les idéaux révolutionnaires et républicains qu’il portait.

J’en veux pour preuve qu’il refusa, à la veille de sa mort, de mobiliser les sections, lorsqu’il était détenu à l’Hôtel de Ville, car il refusait de « sortir de la légalité ».

Jean Jaurès, dans son Histoire Socialiste de la Révolution française, écrit , devant le tribunal de l'Histoire : "je suis avec Robespierre et je vais m'asseoir avec les Jacobins".

Je conclurai en vous exprimant par avance ma surprise, si d’aventure notre Conseil récusait Robespierre, alors que nous avons donné le nom de Jean-Paul II à une place de Paris !

Enfin, et puisque nous parlons des idéaux de la République, je vous rappelle la collecte en faveur des salariés de Continental, qui sera aussi un bon baromètre de la gauche parisienne.

Je vous remercie./"


*
MOT ADRESSE A GEORGES SARRE.

Merci de porter ce vrai combat qui, s'il peut paraître "futile" pour les nouveaux muscadins, les inc'oyables et les me'veilleuses, demeure pour les fils des Lumières et de la République à porter haut et fort. Nous n'aurons de cesse de soutenir toutes initiatives dans ce sens.

Salut et Fraternité
Simon Archipenko
Président de Voltaire République
Membre de l'association des amis de Robespierre
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Mardi 28 juillet 2009
N’en déplaise aux nouveaux muscadins de la bobo-cratie, tenants de l’immobilisme politique et du déni de République qui frappe notre pays, nous honorerons comme c’est l’usage entre Voltairiens ceux qui sont tombés le 10 thermidor an II (28 juillet 1794).
Robespierre et ses amis tombèrent sous le coup d’une triple conspiration de la peur, du calcul et de l’inconscience :

- peur sociale de ceux du « marais », du centre, face aux auteurs des décrets de Ventôse, qui préparaient la République sociale, horizon politique des républicains aujourd’hui encore ;
- calcul des « terroristes » (les Fouché, Tallien et autres) pour prendre de vitesse ceux qui n’auraient pas manqué vivants de faire en sorte qu’ils payent pour leurs exactions en province (massacres dont, comble de l’imposture, ils rendirent responsable le Gouvernement Révolutionnaire) ;
- inconscience des conjurés, « tyrannicides » dérisoires mais parfois sincères, qui mirent fin malgré eux à la Grande Révolution, celle des « Journées » où le peuple français entra sur la scène de l’Histoire comme acteur collectif, conscient de la grandeur de son œuvre.

Cette année encore les autorités constituées ne rendront pas hommage à ces Pères fondateurs de la République : aux républicains de s’en acquitter !
Par François Avisseau - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

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