Partager l'article ! Hollandreou - Michel Sapin est bien l'un des représentants du mondialisme - II: En abordant l'une des propositions de François ...



| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||
Le 7 octobre 2011, s'est tenu à l'IEP de Lyon, un colloque franco-allemand sur le thème:
Visions comparées de l'euro
Les videos de ce colloque sont disponibles sur
www.cercledu29mai2005.eu
En abordant l'une des propositions de François Hollande de créer 60 000 emplois dans la fonction publique, Michel Sapin, compagnon de chambrée du candidat, ex ministre des Finances de Pierre Beregovoy et de la Fonction publique de Lionel Jospin, parle non pas de création mais de redéploiement. C'était un entretien accordé à la chaîne de télévision I-télé, le 25 octobre 2011.
Depuis 1981, le discours est de tenir une ligne de suppression d'emplois de fonctionnaires d'Etat. Il existe une idéologie sous tendue par les actions menées alternativement par l'UMPS.
Au nom de l'idéologie reaganienne adoptée par nos politiques français, du front national au libertariens avec un dogme, "l'Etat n'est pas la solution, il est le problème".
Au nom de l'Europe, à l'exception provisoire du droit régalien de recouvrir l'impôt, les postes ont été supprimés dans toutes les administrations. Les politiques UMPS ont même privatisé des secteurs entiers comme la Poste, France Telecom, et EDF-GDF. La SNCF, au nom de la concurrence libre et non faussée, doit céder ses voies à des entreprises étrangères (c'est la raison du bouleversement des horaires actuelllement en refonte). Si ces dernières n'ont jamais été des administrations mais des établissements publics, le statut de leurs agents les rapprochait des autres fonctionnaires dans les missions de services publics ou/et aux usagers. Il est peut être utile de rappeler la mise provisoire sous le boisseau de la directive Bolkestein qui ressortira après le 6 mai 2012, quel que soit le président élu.
Au nom du cache sexe du "mieux d'Etat". Cette coquecigrue avalée par tous y compris les gens de gauche (!) et encore aujourd'hui; a amené la France à ... plus d'Etat du tout et au retour des baronnies régionales et à celles des collectivités locales qui paient aujourd'hui les carences objectives de l'Etat désengagé.
Qui pâtit aujourd'hui de l'absence d'une superstructure? Les couches populaires, les petites et moyennes entreprises et... les agents de la fonction publique et ceux des ex administrations devenues privées. Je n'oublie pas non plus le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux, fond de commerce de l'occupant de l'Elysée, ni les agents contractuels que toutes les administrations sont obligées d'embaucher pour palier les carences des départs cités au début de phrase et qui sont tout aussitôt jetés comme des mouchoirs de papier usagers une fois qu'ils ont été pressurés et vidés de leur substance pour un salaire bien en deça de leurs espérances lorsqu'ils quittent les études.
Il n'est pas surprenant de constater que les méthodes de management de la mondialisation heureuse,instaurées dans ces structures, provoquent une augmentation exponentielle de la souffrance au travail. Le nombre de suicides à Fance Télécom, à Pôle emploi, dans la Police nationale, à EDF, à la Poste démontrent l'inanité du "mieux d'Etat" ahané par les cerveaux (?) du social libéralisme ou du libéralisme social.
Qui dans la population n'a pas eu à souffrir des interminables files d'attente dans les hôpitaux publics, aux guichets de Pôle emploi, etc? Faut-il être un bobo privilégié avec carte d'accès direct de la nomenklatura aux cliniques privées ou un Michel Sapin pour ne pas fréquenter ces lieux?
Le fond de cet entretien donné par l'ex ministre participe du pare-feu en prévision de l'austérité qui viendra et touchera l'ensemble des populations de l'Europe fédérale.
Six mois avant les élections présidentielles, le réenchantement revient déjà au port qu'il n'a pas encore quitté.
A suivre...